Edmond Benoit-Lévy, oncle de Jean.
En 1908, Edmond Benoit-Lévy fonde avec Charles Pathé la chaîne de cinéma Omnia. Edmond a une influence déterminante sur son orientation et ses choix professionnels. 

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"Edmond Benoit-Lévy, ou l’éducation populaire", extrait tiré L’invention du « film littéraire », ou comment le cinéma français rencontra les écrivains de Alain Carou
"D’abord vient l’initiative d’Edmond Benoit-Lévy. Il est avocat-conseil de Pathé, directeur d’une salle des boulevards et du premier organe de presse de l’industrie cinématographique, mais il est aussi défenseur de la propriété artistique et militant des idéaux de l’éducation artistique des masses. Les hommes de sa génération sont les premiers à se soucier de faire participer le plus grand nombre au rituel du théâtre, avec une visée éducative et moralisatrice affirmée. Pour Benoit-Lévy, il ne fait pas de doute que le cinéma sera le grand moyen de diffusion qui manquait au théâtre... dès que l’on aura réussi à synchroniser l’image et la parole (mais l’on croit alors que cela n’est que l’affaire de quelques mois, non de vingt années). Il commandite donc, au printemps 1907, l’adaptation d’une pantomime de 1890 qui avait fait date, L’enfant prodigue, et associe ses deux auteurs aux bénéfices de l’exploitation du film. Mais le bilan est mitigé : succès public relatif pendant la saison d’été ; curiosité de la Société des auteurs dramatiques, sans plus ; et absence de réaction, semble-t-il, du coté des producteurs de films."
"Le Film d’Art, ou la distinction
Moins d’un an plus tard, création de la société du Film d’Art. La conjoncture est plus favorable car Pathé rencontre à ce moment de sérieux problèmes de trésorerie. En distribuant les productions du Film d’Art, il enrichit ses programmes hebdomadaires sans rien débourser. La jeune société bénéficie de contrats d’exclusivité avec des signatures prestigieuses, Edmond Rostand, Georges Courteline, Alfred Capus ou encore, semble-t-il, Anatole France, Octave Mirbeau. On la présente dans la presse comme poursuivant, elle aussi, les idéaux d’un théâtre mis à la portée de tous. Mais ce serait, ici, avec une connotation éducative et morale moins marquée que chez Benoit-Lévy : plutôt, à la manière dont un certain courant de théâtre antiquisant, souvent joué en plein air, dans des amphithéâtres, prétend faire revivre le théâtre démocratique athénien. Ce qui ne va pas sans ambiguïtés. Car par le choix de thèmes nobles empruntés à l’Histoire ou aux mythes, le Film d’Art peut aussi jouer sur une autre fibre : je veux parler du désir d’imiter les pratiques culturelles de la haute société. La manifestation la plus frappante en est la première extrêmement mondaine organisée pour le lancement des premiers films le 17 novembre 1908 dans une salle de théâtre : les films y sont projetés dans le cadre d’une véritable « soirée d’art » au sens où on entend alors ce mot, dans une convergence synesthésique de musique, de ballets et de récitation poétique. C’est encore la poursuite d’une légitimité sanctionnée par les autorités en matière culturelle qui a porté à la direction artistique du Film d’Art l’académicien français Henri Lavedan et le sociétaire de la Comédie-française Charles Le Bargy, qui s’y connaissent évidemment bien peu au cinéma. Mais la politique de prestige du Film d’Art sera de courte durée : au printemps 1909 les rudes réalités financières amènent une autre équipe à la direction. On peut dire néanmoins que la société du Film d’Art gardera à travers les années des traces de la politique de distinction de ses origines.
Le Film d’Art a eu et conserve une réputation de grandiloquence grotesque et d’académisme stérile : le souci de faire artistique l’aurait mené dans une impasse. Pourtant, Georges Sadoul et Henri Langlois ont démontré, il y a un demi-siècle, la qualité et la nouveauté de la mise en scène des productions du Film d’Art, en dépit de son recours à des modèles de légitimation extérieurs."
"Dans la perspective qui est ici la mienne, j’irais volontiers plus loin : on peut défendre l’idée que cette caractéristique a elle-même eu un rôle très ambivalent dans l’émergence d’une nouvelle conception du cinéma. En engageant des hommes de théâtre, en se coulant dans les dispositifs attachés aux beaux-arts et aux belles-lettres, en se parant de leurs valeurs, le Film d’Art attire l’attention des critiques dramatiques et, paradoxalement, les amène à porter le premier regard réfléchi sur ce qui fait écart entre le cinéma et le théâtre, et ce qui fonde l’intérêt ou non du premier : à quoi bon, pour eux, s’y intéresser si ce n’en était que le redoublement ? Le critique du Temps Adolphe Brisson, en particulier, cherche à définir les règles qu’impose l’absence de la parole : celle-ci n’est plus regardée, pour la première fois, comme une imperfection, mais comme la base d’une esthétique originale. Idée encore très sommaire, mais qui part de rien. Après la réflexion des hommes de droit, c’est un nouveau jalon important qui est posé. Quatre ans plus tard, la critique dramatique commencera à légiférer à longueur de colonnes sur ce qui est cinématographique et ce qui ne l’est pas – une caractéristique bien française de la réflexion sur le cinéma."
"La SCAGL, ou la fondation d’une nouvelle culture de masse"
"J’avais parlé de trois initiatives, et j’en ai jusqu’ici présenté deux, celle d’Edmond Benoit-Lévy et le Film d’Art. (...)"
En savoir plus : elec.enc.sorbonne.fr/document7.html

En savoir plus : www.muchagallery.com 

12 July, Paris: Who is Edmond Benoît-Lévy? He signed an exclusive contract today with Charles Pathé that will allow him the monopoly of Pathé films in nine French provinces as well as in Switzerland. Benoît-Lévy has gradually become the confidant of Pathé, being involved in every decision made by the Vincennes master. A former trial lawyer, he practiced law for 20 years before branching out into other activities, one of which was a lecture position at the Popular Society of Fine Arts. In 1905 Benoît-Lévy published the Phono-Gazette, which at the end of the year became the Phono-Ciné-Gazette. After organizing the Union of Cinematographic Exhibitors, on 2 November 1906, he went on to found a company for the showing of the Pathé Cinematograph at the headquarters of his paper and of the Ciné Club founded in April of this year. This newspaper supported Pathé invaluably at the time that it was decided to hire the films out. Benoît-Lévy, whose firm has just changed its name to Omnia, has Pathé's permission to establish a network of Cinematographs -- permanent halls or traveling stalls -- that would project only Pathé films. With a capital of up to 12 million francs, Benoît-Lévy has managed to consolidate the cinematographic industry, although remaining in the constant shadow of Charles Pathé.
En savoir plus : theoscarsite.com/chronicle/1907c.htm 
HUGO VICTOR BENOIT-LEVY E.
La jeunesse de Victor Hugo
Ouvrage documentaire comprenant de nombreux portraits, dessins, autographes, et reproductions.
Edité par Albin Michel - Paru en 1928
BENOIT-LEVY E.
Histoire de quinze ans
Récit des événements politiques contemporains depuis le 4 septembre 1870 jusqu'au 28 décembre 1885
Edité par Derveaux - Paru en 1887
BENOIT-LEVY EDMOND
Les Misérables des Victor Hugo
Edité par Malfere - Paru en 1929
BENOIT-LEVY GEORGES
L'enfant des cités jardins.
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