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Jean Benoit-Lévy
 

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Fondateur du CICT à l'UNESCO

Jean Benoit-Lévy fut le fondateur du Conseil International du Cinéma et de la Télévision dont il fut élu Délégué Général en 1958. Aujourd'hui, les archives du C.I.C.T nous permettent de redécouvrir son parcours professionnel (Professeur à la New School for Social Research à New York, Directeur Audiovisuel des Nations Unies en 1946…). Les documents mettent en exergue les témoignages de ses collaborateurs et notamment de John Maddison, Président du CICT de l'époque. A la mort de Jean Benoît-Lévy en août 1959, John Maddison déclare " Les hommages de la presse mondiale ont souligné la gravité de la perte qu'a subie le cinéma international et surtout notre organisation. ". Jean Benoit-Lévy fit ses débuts au cinéma avec son oncle Edmond Benoit-Lévy qui avait inaugure la première salle de cinéma a Paris en 1906. Le 2 août 1914, il est mobilisé et blessé par balle au combat de Laimont (Meuse).

On le décore de la Croix de Guerre "Ordre du Régiment" pour son courage. Démobilisé en mai 1919, il se marie l'année d'après et est nommé Secrétaire Général de la Société Omnia Pathé à Paris.

 

Entre 1922 et 1939, il fonde l'Édition Française Cinématographique (EFC), sa maison de production. À l'occasion du centenaire de la naissance du grand savant, il produit Pasteur, en tant que Directeur Général de l'EFC et donne sa première chance de réalisateur à Jean Epstein. Il s'impose alors comme un des pionniers du cinéma d'éducation. Avec son fidèle opérateur Edmond Floury, il réalise plus de 300 films éducatifs, dans les domaines les plus divers tels que l'artisanat (Le verrier Marinot, Le potier Delaherche), l'urbanisme, l'orientation professionnelle, la technologie et la géographie etc.

 

En 1940, il reçoit une offre de la Fondation Rockefeller pour venir enseigner dans une université de New York. Ainsi, en août 1941, il quitte la France avec sa famille pour les États-Unis. Une chaire de cinéma est créée tout spécialement pour lui à la New School for Social Research, université pour adultes «post-graduate». Parallèlement, il fonde avec les Professeurs Henri Focillon, Jacques Maritain et Claude Lévi-Strauss notamment, l'École libre des Hautes Études. Il est nommé Directeur de l'information audiovisuelle des Nations Unies et promu Officier de la Légion d'Honneur en 1946 et est nommé Directeur exécutif du Conseil du cinéma en 1947.

 

En 1949, atteint par la limite d'âge, il quitte les Nations Unies et est nommé, en reconnaissance des services rendus, Directeur honoraire du Film Booard (Conseil du cinéma) des Nations unies.

 

Dans les années 1950, il visite de nombreuses universités américaines et rédige un rapport sur leurs départements cinématographiques pour la Fondation Rockefeller. Il rentre en France en 1951 et, chargé par March of times, l'ORTF et Omnibus program de la Fondation Ford, réalise et met en scène 25 films de ballets, Ballets de France, pour la télévision. Grâce à cette activité, il retrouve sa fidèle collaboratrice, Marie Epstein.

 

Jean Benoit-Lévy fait décerner par les Nations unies le titre de "Premier film pour la paix" à D'homme à hommes, réalisé par Christian Jaque, sur la vie et l'œuvre d'Henri Dunant, fondateur de la Croix rouge.

 

En 1953, il réalise une étude sur le rôle de la télévision dans l'éducation. Pour l'UNESCO, il supervise une série de films d'éducation et est chargé de préparer la création d'un organisme international du cinéma et de la télévision.

 

En octobre 1958, il fonde, à l'UNESCO (Paris), le CICT, Conseil international du cinéma et de la télévision, dont il devient le délégué général. Ses projets cinématographiques sont encore nombreux et concernent la vie de Maurice Chevalier, l'adaptation d'un roman de Ramuz La beauté sur la terre avec Michel Simon et Les enfants des Milandes avec Joséphine Baker mais il décède le 2 août 1959.

 

 

 



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