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En 1940, les lois antisémites du régime de Vichy interdisent à Jean Benoit-Lévy d'exercer sa profession. Ses amis à qui il avait rendu visite en zone libre (Marseille, Lyon et Vichy) lui conseillent tous de partir. Jean Benoit-Lévy, qui avait servi sa patrie lors de la guerre de 14-18, n'a pas conscience du danger qui le guette lui et sa famille. Confiant d'être un bon français, il pense pouvoir attendre la fin de la guerre à Montflanquin. A Paris, son appartement est mis sous scellée par les nazis et entièrement pillé.
Il se résout néanmoins et se rend à l'évidence qu'il doit quitter la France. A contre-coeur, il prend la décision de partir avec sa famille au mois d'août 1941. Il accepte la proposition de la Fondation Rockefeller pour venir enseigner dans une université de New York. Cette fondation aide de nombreux intellectuels, artistes, professeurs, scientifiques à quitter l'Europe pour les sauver des lois nazies et leur procurer du travail.
De ce fait, son travail avec Marie Epstein prend fin mais non leur amitié.
Avec sa femme et ses deux filles, Jean Benoit-Lévy se rend donc à Pau, puis traverse l'Espagne et arrive au Portugal. C'est en effet de Lisbonne que leur bâteau partira pour le continent américain.
En 1941, la famille Benoit-Lévy arrive à New York comme de nombreux immigrés.

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| Professeur à la New School for Social Research |
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Il part donc aux Etats-Unis avec sa famille en août 1941. Une chaire de cinéma est créée tout spécialement pour lui à la New School for Social Research, université pour adultes "Post-graduates" (3ème cycle universitaire).
Parallèlement, il fonde avec les Professeurs Henri Focillon, Jacques Maritain, Claude Lévi-Strauss et d'autres, l'Ecole Libre des Hautes Etudes. Les diplômes de cette université sont reconnus par les instances enseignantes américaines et françaises. Les cours y sont donnés en langue française à des Américains principalement.

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